Tour de France 2010 : L'attente.
13/04/2014 07:52 par haulchinois
Il fait beau.
Evelyne aussi bien installée sur son siège attend le passage des Coureurs.
Elle n’a pas le temps de s’ennuyer, car avec le passage des gens, d’une partie de la caravane publicitaire et des voitures de course.
Il y a une activité incessante.
Photo : Evelyne .
En attendant.
La foule se rend dans le secteur pavé d’Haveluy, situé à 6 kilomètres de l’arrivée à Arenberg.
Contrairement à Paris Roubaix, ce secteur pavé appelé : « Pavé Bernard Hinault » sera emprunté par la course dans l’autre sens .
A n’en pas douter, ce point stratégique sera source de sélection dans le peloton qui déjà aura été secoué par d‘autres boyaux en amont de celui-ci.
Photo : Les gens se rendent dans les pavés.
Le Tour de France 2010 dans nôtre coin et que nous avons vécu avec joie.
Le Folklore du Tour de France.
Pendant deux jours, le département du Nord va accueillir la Grande boucle.
Immense joie pour les communes concernées.
Haveluy, Wallers Arenberg et Cambrai pour les plus connues.
Car pour une fois, cette course cycliste étant mondialement télévisée, ces citées vont être sortir de l’anonymat.
Rien n’a donc été laissé au hasard et même les Géants d’Haveluy sont de sortie pour saluer les coureurs.
Sur la photo : le géant l’Borin ,Mineur contestataire qui lève le poing.
Photo : Les Géants.
Déja en 2007.
Aujourd’hui Evelyne Mimi ma sœur et moi allons voir le Tour de France.
La grande boucle fait aussi recette chez les Ch’tis surtout dans des endroits ou rarement empruntés par le peloton.
C’est ainsi que cette année la, les organisateurs décidèrent de proposer aux coureurs des Pavés.
Il va sans dire que cette initiative fut diversement appréciée en particulier par le Boss Américain Armstrong .
Tant pis pour lui ,ce passage a ravi les spectateurs dont je fis parti ce jour la avec en prime la proximité d’un ancien champion ( ici à l’arrière de la moto Télé : Jalabert dit Jaja ).
Arrachage des poireaux.
Un texte en Ch’timi et sa traduction.
Une journée de Gégé, sachez que je ne suis pas certain de l’orthographe Car d’un Village à l’autre dans nôtre région, les mots en patois changent.
Bonjour tizaute tertoute, hinne journée d’ouvrache.
Ch’matin un ouvrant un eule, j’ai ravétié par l’carreau d’el ferniette et j’ai vu qui faisaut biau.
Aussitöt j’ai pinsé: cha ,cha sint l’louchet.
Après avoir bu l’café et mis un tiot peu d’pain d’un m’tiète, comme j’avaus d’louvrache, j’mé su mis un sale et J’su parti m’armuer l’poil au gardin. Ya vaut t’quau faire !
Au bout d’un momin, l’lieau al coulaut d’un min dos et su m’front telmin que j’saccaus d’in.
J’cominchaus à créver la dale heureusemin chétaut l’heure d’el soupe.
L’dule y avaus fait quétcosse qué j’ai quère : hinne plâtrée d’pâtes au gratin avec des trinques d’bacon.
J’ai tellemin fait gince qué j’m’in su foutu heinne vintrée à m’faire péter l’boyau.
A près l’danse des mandibules, un a dvisé hinne nioche, pis après l’courroie a lé quéhue et jé d’ai pu péqué heinne ramée.
Comme j’étaus mat, j’ai été m’affaler d’un l’fauteul.
Un momin après quand j’ai r’fait surface, comme y n’avaut rin de spécial et qué j’étaus à jour à m’boulot, j’ai été m’assire devint l’mulot et j’ai dégoisé dans des nouveaux artiques d’min blog jusqu’à l’bectée du vieppe.
Bon ben à l’arvoyure . Gégé.
La traduction :
Bonjour tizaute tertoute.
Bonjour à vous toutes et tous.
Hinne journée d’ouvrache.
Une journée de travail.
Ch’matin un ouvrant un eule, j’ai ravétié par l’carreau d’el ferniette et j’ai vu qui faisaut biau.
Ce matin en ouvrant un œil, j’ai regardé par le carreau de la fenêtre et j’ai vu qu’il faisait beau.
Aussitôt j’ai pinsé: cha ,cha sint l’louchet.
Aussitôt j’ai pensé : ça , ça sent la bêche ( le travail au jardin ).
Après avoir bu l’café et mis un tiot peu d’pain d’un m’tiète,
Après avoir bu le café et mangé ( pris le petit déjeuner ).
Comme j’avaus d’louvrache, j’mé su mis un sale et j’su parti m’armuer l’poil au gardin. Ya vaut t’quau faire !
Comme j’avais du travail, je me suis habillé en vêtements de Travail et je suis parti me dépêcher au jardin. Il y avait de quoi faire !
Au bout d’un momin, l’lieau al coulaut d’un min dos et su m’front telmin que j’saccaus d’in.
Au bout d’un moment, l’eau coulait dans mon dos et sur mon front tellement que je travaillait dur.
J’cominchaus à créver la dale mé heureusemin chétaut l’heure d’el soupe.
Je commençais à avoir faim mais heureusement c’était l’heure du Déjeuner. ( du potage , de la soupe).
L’dule y avaus fait quétcosse qué j’ai quère : hinne plâtrée d’pâtes au gratin avec des trinques d’bacon.
Dulcinée avait fait quelque chose que j’aime bien : une plâtrée de Pâtes au gratin avec des tranches de bacon. En résumé un Plat que j’aime manger .
J’ai tellemin fait gince qué j’m’in su foutu heinne vintrée à m’faire péter l’boyau.
Je me suis tellement régalé que j’en ai mangé beaucoup à me faire exploser l’estomac ou les intestins.
A près l’danse des mandibules, un a dvisé hinne nioche.
Après la danse des mandibules, on a parlé un peu.
Pis après l’courroie a lé quéhue et jé d’ai pu péqué heinne ramée.
Puis après la courroie est tombée et je n’ai plus rien fait.
Comme j’étaus mat, j’ai été m’affaler d’un l’fauteul.
Comme j’étais fatigué, je suis allé m’allonger dans le fauteuil.
Un momin après quand j’ai r’fait surface, comme y n’avaut rin qui urgeaut et qué j’étaus à jour à m’boulot, j’ai été m’assire devint l’mulot et j’ai dégoisé dans des nouveaux artiques d’min Blog jusqu’à l’bectée du vieppe.
Un moment après quand j’ai refait surface, comme il n’y avait rien qui urgeait et que j’étais à jour à mon travail, j’ai été m’assoir devant l’ordinateur et j’ai écris dans des nouveaux articles pour mon blog jusqu’au dîner du soir.
Bon ben à l’arvoyure . Gégé.
Bon et bien à se revoir ( à bientôt ) Gégé.
En avance cette année.
Le climat ayant été plus doux cette année, mes plants de tomate pourtant semés comme d'habitude,sont en avance cette année.
Je continue à les protéger en serre jusqu'aux Saints de glace avant de les repiquer en pleine terre.
Belle croissance.
Bien sur cela reste un essai, mais il semble que ma plantation de petits pois se plaît assez bien dans cette serre .
Le petit châssis.
Lui aussi à abrité mes salades d'hiver.
De plus , même si cela un peu tôt, j'ai déjà semé radis et persil double.
Salades en jardinières.
Cet hiver ,dans les clostras vides, j'ai repiqué des salades que j'avais semées fin décembre.
Protégées du froid, elles ont bie poussées et sont très agréables à la dégustation.
Le Local à vélos.
Un autre local attenant à la résidence et donnant un accès facile à L’extérieur, nous autorise en toute sécurité à garer nos petites Reines.
C’est ainsi que celles et ceux qui comme moi sont férus de vélo auront pendant leur séjour, l’opportunité d’aller taquiner, défier et se mesurer à ces cols mythiques des Pyrénées
(Tourmalet, Aspin , Aubisque , Soulor), de s’identifier en toute modestie ( enfin je l’espère ) aux grands seigneurs et forçats de la route que furent et sont encore les géants du tour de France.
Penser à l’aigle de Tolède ( Fédérico Bahamontes ), au Cannibale ( Eddy Mercks ) ou encore au blaireau ( Bernard Hinault ) en gravissant à son rythme les pentes de ces monstres Pyrénéens ne peut que motiver les ardeurs , réaliser un rêve, et nous remémorer de grands événements .
Même si :
« Les Grands événements, n’enlèvent rien aux petits plaisirs. » A Maurois .